La relativité… – pas celle d’Einstein, plutôt dans le caractère de ce qui est relatif – Ce fut l’un des sujets de conversation avec Angela et Martin hier. Lui, sur sa carte d’affaires, manager of the country; elle, professeur d’allemand au primaire. Ce sont des gens plus riches qu’à l’aise. Je précise cela tout en me demandant si cela est nécessaire de le faire. Peut-être est-ce parce que je me pose la question, à savoir est-il plus facile d’être résilient, de faire ‘avec’, lorsque l’on a des ressources plus modestes ou plus importantes, ou bien est-ce une question de culture, d’éducation? Est-ce que cette facilité d’adaptation, d’acceptation, de faire avec vient avec la passion du voyage? Lire la suite
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Jour 10 – Vivement le week-end

Je prends le petit déjeuner avec Tom, allemand, arrivé hier soir pour 9 semaines de volontariat. Il s’agit de son premier séjour ici au Volunteer Sri Lanka (VSL), mais pas de sa première expérience de volontariat au Sri Lanka. Il y a d’autres orphelinats plus importants que ceux où le VSL s’implique. Tom est joueur de hockey professionnel à la retraite (42 ans), maintenant arbitre. Il se dit bien heureux de la grève des joueurs de la Ligue nationale. Alors, ce matin à mon tour de le coacher dans les « what, where, when and who » de la place. Et afin de le mettre à ma main avant que les autres reviennent de leur week-end à Colombo, je lui fais cuire mes oeufs!! Hahaha! Lire la suite
Jour 9 – L’abandon à répétition

Oui, c’est bien une chauve-souris et oui, elle est aussi énorme qu’elle paraît. Tous les jours, après le coucher du soleil, quelques centaines quittent les arbres aux environs pour aller se nourrir. Le premier soir, j’ai pensé: Ça y est, Batman existe vraiment! Son nom plus officiel serait la roussette du Sri Lanka. Je demande donc à Gaétan, ornithologue, ami, voisin et abonné de ce blog, de nous faire une recherche sur ce moineau. Lire la suite
Jour 8 – La lumière s’est éteinte
La saga des filles punies au Senehala Girls Orphanage se poursuit. Je retarde ma présence au Street kids nursery pour accompagner Angela chez les filles, afin d’afficher au 2e étage les dessins qu’elles avaient faits en début de semaine et leur remettre des cadeaux collectés par la communauté allemande à Doha, Qatar. Il s’agit de vêtements neufs ou presque neufs. La remise des vêtements se fera -même – si la punition est toujours en vigueur, par respect pour les donateurs. Lire la suite
Jour 7 – Accepter l’incompréhension
Nous sommes nombreux (6) ce matin à quitter pour le Senehala Girls Orphanage. Linda a investi plusieurs heures ces dernières semaines pour organiser une petite fête de Noël, amasser des cadeaux pour chacune. Nous chargeons le tuk-tuk à fond avec les sacs de cadeaux, le haut-parleur portatif pour danse et musique. Un groupe part avant le mien pour aller acheter des grignotines, liqueur et autres douceurs pour ces jeunes filles peu gâtées.
Jour 6 – Maintenant l’intolérable

Pour une meilleure compréhension, voici un peu plus de précisions sur ce qui concerne le volet ‘orphelinat’ ici à Galle. Le Senehala Girls Orphanage, le Ruhuna Children’s Home et le Ruhuna Children’s nursery class sont tous situés dans le même complexe, mais dans des bâtiments différents (ci-dessous photo de l’extérieur). Le Senehala Girls Orphanage abrite les filles abusées, violées, etc. J’en ai parlé vendredi dernier. Le Ruhuna Children’s Home regroupe les bébés naissants jusqu’à 2-3 ans. Tant qu’au Ruhuna Children’s nursery class (pavillon central sur la photo), il regroupe les ‘toddlers’, les enfants âgés de 3 à 6 ans. Trois volontaires assistent le professeur une fois semaine, soit le mardi matin. J’y suis assignée ce matin avec Maja et Nick (jeune couple début vingtaine), première présence pour eux également à cette activité, mais Nick travaillera dehors sur les balançoires. Ce matin, j’entre en enfer. Lire la suite
Jour 5 – De l’indescriptible à l’insoutenable

Ce matin c’est la frénésie totale à la Mission. Aujourd’hui a lieu l’ouverture officielle d’un Hôtel haut-de-gamme dans lequel Janaka est partenaire et directeur. Toute la famille se met sur son 31, ainsi que quatre volontaires qui portent le vêtement traditionnel sri lankais. Nous, les autres volontaires délaissés, iront travailler.
En matinée, j’accompagne la famille du Qatar au Senehala Girls Orphanage. Je décide d’utiliser mon iPad pour enseigner l’alphabet à quelques grandes filles. Après une heure, on laisse l’alphabet pour faire quelques jeux sur l’iPad. On rejoint Angela et ses filles pour une activité de peinture sur carton. Je leur dessine des animaux, arbres, etc. qu’elle peignent ensuite.
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Jour 4 – Mais où est donc passé le toaster?
Je suis la première arrivée au quartier général pour prendre le petit déjeuner. Le grille-pain n’est pas là. Je demande à Manuel (femme de Janaka) qui s’affaire à la préparation des fruits, si elle a vu le grille-pain. Débute donc une recherche intensive du grille-pain par Janaka, Siri, et Manel. Chris (Belgique) et Martin (Qatar) arrivent et cherchent également le grille-pain. Arrive maintenant Ryan (Australie) qui, avec quelques volontaires, ont veillé très tard hier soir à un beach party. À leur arrivée à la Mission aux petites heures du matin, tenaillés par la faim, ils ont emprunté le grille-pain pour se faire quelques rôties dans la chambre de Cameron (UK). Ayant donc sous la main un des témoins du larcin, Alison (la Germaine du groupe) l’intima d’aller avec Siri récupérer le grille-pain à la chambre de Cam. On a bien rigolé!
Jour 3 – The Fort
Ce midi, je me rends en ville pour visiter Le Fort et le centre-ville de Galle (prononcez Gol comme dans golf), situé à peu près à 4 km de la mission. Alison m’indique où prendre le bus, comment y monter (par l’arrière) et combien il en coûte – 16 roupies, soit 12 cents. Lorsque j’y monte, le bus est déjà bondé. Ooooh! Nos chauffeurs de Montréal se feraient suspendre en conduisant ainsi! Une troisième main me serait utile pour me tenir. Étant la seule non-locale du bus, le percepteur me jette fréquemment un coup d’oeil et après quelques arrêts, je mets la main dans ma poche et lui fait un signe de tête – oui-oui j’ai les sous, venez que je vous paye. Me tenir à une main le temps de le payer relève de l’héroïsme… ou de la témérité!
Jour 2 – Déjà les mots me manquent…
Après quelques exercices et une douche froide (pas d’eau chaude ici), je descends pour le p’tit déjeuner dans le jardin, recouvert d’un dôme. C’est un peu le quartier général pour les volontaires. Nous y avons un réfrigérateur pour les boissons froides (eau, liqueur, bière, etc.). Chacun prend ce dont il a besoin et indique dans un cahier l’item et son nom. À la fin du séjour, on paie notre dû. D’un côté, il y un comptoir où chacun lave son couvert et, mitoyen à la cuisine de nos hôtes, un grand comptoir de service avec grille-pain, thermos d’eau chaude, grande variété de fruits, beurre d’arachides, pain, etc. pour nos petit-déjeuners.

