Jour 24-25 – Le désert de Lompoul

Nous débutons la journée en force avec une crevaison, je devrais plutôt dire une explosion, d’un pneu arrière. Rien d’étonnant, le pneu « fesse » était en fin de vie. Après quelques cris et peurs (de la fumée et de la poussière entraient dans l’habitacle), Babacar nous rassure rapidement sur l’origine de l’explosion.

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Jour 23 – Je ne suis pas européenne!

Les éleveurs du peuple maure mutilent affreusement et inutilement les vaches pour identification. On voit ici les énormes cicatrices du haut en bas sur tout le corps.

Les éleveurs du peuple maure mutilent affreusement et inutilement les vaches pour identification. On voit ici les énormes cicatrices du haut en bas sur tout le corps.

Hier matin en arrivant au travail, je vais à la petite pharmacie située tout près du centre pour acheter du sirop pour la toux et des pastilles pour la gorge. Sachant ce que je veux, j’indique au pharmacien les items dont j’ai besoin. Au moment où je m’apprête à payer, je suis prise d’une quinte de toux, mais toute une! Lire la suite

Jour 21-22 – Repas de Noël pour les talibés

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En route vers Dakar samedi dernier, nous avons pris le petit déjeuner à une tangara. C’est un lieu de restauration très populaire, à prix très-très modique, dans la rue ou dans un abri rudimentaire, comme celui-ci. Le rapport qualité-prix est bon, mais l’hygiène des lieux est aléatoire. Nous étions tous les six installés à une grande table (type table à pique-nique avec bancs), le cuisinier siège au bout de la table. Cette tangara offre une spécialité petit déjeuner, avec un seul plat au menu: sandwich aux oeufs grillés sur pain baguette. Lire la suite

Jour 20 – Enfin une attelle

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Dans la même daara que le jeune blessé au genou, je prodigue des soins à une fillette d’environ 4-5 ans. Dans une daara de talibés, les fillettes sont généralement les enfants du marabout. Je la place et déplace comme si elle était un robot mécanique. Elle exprime aucune émotion, aucune expression de douleur malgré ses plaies tout de même importantes. Je lui parle, lui flatte la joue, lui fredonne une petite chanson (ce qui fait rire les autres talibés), RIEN, pas une seule réaction, pas un début de rictus facial. Au moment où je me prépare à la remettre debout, car elle ne bronche pas, trois talibés en train de répéter le coran pointent leur doigt vers leur tête. La petite a une plaie granuleuse sur la tête, grande comme un deux dollars, que je n’avais pas vue. Je lui coupe les cheveux le plus près possible du crâne avec un ciseau afin de bien nettoyer tout cela et retirer cette galle granuleuse. Ça doit faire mal un peu, mais elle bronche pas, aucun muscle de son visage ou du cou ne se contracte. Malgré que son regard ait croisé le mien à deux ou trois occasions pendant les soins, il m’a semblé que cette fillette était morte de l’intérieur. Lire la suite

Jour 19 – La religion

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Babacar, notre guide pour notre week-end au Lac Rose et à l’Île de Gorée, est très coloré et ce, dans tous les sens du terme! Il est très ponctuel, d’agréable compagnie et adore son travail de guide. Il répond à toutes nos questions, sans gêne ni retenue.

– Babacar, votre président est de la confrérie mouride?
Ouais, mais bon, c’est selon ce que le grand marabout demande.
– Mais le président est élu par un scrutin majoritaire, non? Lire la suite

Jour 17-18 – Lac Rose et Île de Gorée en photos

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Selon Wikipédia: Le lac Rose est un grand lagon de 3 km², peu profond, entouré de dunes et situé à quelques centaines de mètres de l’océan Atlantique, à 35 km au nord-est de Dakar. Sa couleur est due à une cyanobactérie, organisme microscopique qui fabrique, surtout par temps de vent sec, un pigment rouge pour résister à la concentration de sel.
Il est situé sur le territoire du village de Sangalkam. On y distingue quatre sections dénommées Khar Yaala, Khoss, Virage et Daradji. Lire la suite

Jour 16 – Et un gros vendredi

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En arrivant au centre, je demande à Atou de m’accompagner à la pharmacie afin d’acheter un médicament pour soigner ma sinusite. Il m’apprend que les infirmiers au Sénégal prescrivent les médicaments à la mesure de leurs connaissances en soin. Par exemple, il peut prescrire des antibiotiques pour soigner une plaie infectée, une grippe, etc. Mais je ne veux pas d’antibiotique, un décongestionnant me suffira. Lire la suite

Jour 15 – Un gros jeudi

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Le réunion du staff et volontaires de ce jeudi se fera autour de la mise en sachets du jus de bissap. Au bout d’une quinzaine de minutes, je quitte mon poste de « remplisseuse » pour celui de « soigneuse ». Les enfants affluent en plus grand nombre que d’habitude, probablement à cause de la diminution des volontaires et aussi à cause des congés; donc des équipes en moins sur le terrain Lire la suite

Jour 13- Solidarité, même pour les bobos!

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Raconter une histoire à partir d’un cliché et en faire une belle photo représente un défi de taille. Mis à part la la photographie de portrait sur consentement, les gens n’apprécient pas particulièrement la photo de rue ici, tel qu’au marché public par exemple. Cela me force à exercer mon oeil photographique et ma créativité!

Je passe devant cette porte close plusieurs fois par jour en quittant la maison. Au lever du soleil, les ombres lui donnent un air invitant… Les gens du quartier me remarquent moins; je ne suis plus la petite nouvelle. Les enfants s’amusent toujours à crier: Bonjour Toubab! Je me déplace avec passablement d’assurance d’un endroit à un autre, suffisamment pour donner les indications requises au chauffeur de taxi en cas de besoin.

Aujourd’hui, nous prenons la route d’Amina qui profite d’une semaine de vacances bien méritée. Une équipe de moins signifie une douzaine de daaras qui ne bénéficieront pas de nos soins cette semaine. Nous nous rendons en taxi dans le secteur de Leona, là où j’habite. La daara est très grande et trèèèès bruyante. Les enfants récitent des passages du coran, qui doit être appris par coeur, mais ils ne récitent pas les mêmes textes en même temps. La pièce étant en béton, l’écho et l’ampleur du son deviennent vite insupportables. Les filles distribuent quelques pulls. Lire la suite