La nouvelle chute des inscriptions…

La nouvelle chute des inscriptions au 3e trimestre à Montréal attise la surchauffe du marché

L’Île-des-Sœurs, le 24 octobre 2019 – L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) vient de publier les plus récentes statistiques du marché immobilier résidentiel de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal établies d’après la base de données provinciale Centris des courtiers immobiliers. Ainsi, Avec 10 850 transactions conclues (+13 %), le marché immobilier résidentiel de la RMR de Montréal a affiché une 21e hausse trimestrielle consécutive des ventes.

Ventes

  • Il s’agissait du nombre de ventes le plus élevé jamais enregistré pour cette période de l’année depuis le début de la compilation des données par le système Centris (2000).
  • La copropriété est la catégorie qui, pour un troisième trimestre d’affilée, a connu la plus forte augmentation des ventes (+18 %), avec 4 062 unités. Il s’agissait par ailleurs d’un record de ventes pour un troisième trimestre de suite dans cette catégorie de propriétés.
  • Les ventes de maisons unifamiliales et celles de plex (2 à 5 logements) ont aussi enregistré des augmentations considérables, soit de 10 % et de 16 % respectivement.
  • Tous les principaux secteurs géographiques ont enregistré une hausse d’activité : Saint-Jean-sur-Richelieu (+36 %), Laval(+21 %), la Rive-Sud (+17 %), la Rive-Nord (+15 %) et Vaudreuil-Soulanges (+11 %) ont connu les plus fortes augmentations, suivis de l’île de Montréal (+8 %). Soulignons que tous les secteurs ont enregistré un nouveau record de ventes pour cette période de l’année.

Prix

  • Le prix médian des unifamiliales a considérablement augmenté dans trois grands secteurs, soit de 8 % sur l’île de Montréal (530 000 $), de 8 % sur la Rive-Nord (285 000 $) et de 7 % sur la Rive-Sud (349 000 $). La progression des prix a été plus ténue dans les autres secteurs, avec 4 % à Laval (354 495 $), 4 % à Vaudreuil-Soulanges (335 000 $) et 2 % à Saint-Jean-sur-Richelieu, qui marque une pause (265 000 $).
  • Le prix médian des copropriétés s’est fortement accru à l’échelle de la RMR (+7 %), s’établissant à 281 000 $. La vigueur de cette hausse s’est manifestée sur l’île de Montréal, avec une augmentation de 8 %, mais aussi dans les secteurs périphériques : notamment 15 % à Saint-Jean-sur-Richelieu, 9 % sur la Rive-Sud, 7 % à Vaudreuil-Soulanges, 6 % sur la Rive-Nord et, plus modestement, 3 % à Laval.
  • À l’échelle de la RMR, le prix médian des plex a crû, une nouvelle fois, de manière soutenue au troisième trimestre avec une croissance de 7 % pour atteindre 555 000 $.

Inscriptions en vigueur

  • Le nombre d’inscriptions en vigueur a reculé pour un dix-septième trimestre consécutif, avec 16 741 propriétés à vendre dans la RMR de Montréal, soit 21 % de moins qu’à la même période en 2018.
  • L’offre de maisons unifamiliales et de plex a diminué de 16 % et de 15 % respectivement, tandis que celle de copropriétés a chuté de 29 %.
  • Pour chacune des catégories, il s’agissait du nombre de propriétés à vendre le plus faible jamais enregistré sur le marché de la RMR de Montréal depuis le début de la compilation des données.

Conditions du marché

  • Les marchés de l’unifamiliale et des copropriétés sont exceptionnellement tendus et avantagent plus que jamais les vendeurs dans la majorité des secteurs géographiques. Un état de surchauffe s’est clairement accru depuis les huit derniers mois avec une accélération de la hausse des prix dans la plupart des grands secteurs de la RMR de Montréal. L’île de Montréal et, plus récemment, les marchés périphériques à l’île, sont touchés pour ces deux catégories de propriétés.
  • Le marché de la copropriété s’est particulièrement resserré. En un an, le nombre de mois d’inventaire s’est réduit de trois mois, ce qui témoigne de la rapidité à laquelle ce segment de marché évolue à la faveur des vendeurs.
  • À l’échelle de la RMR, le marché du plex se resserre de façon plus modérée. Toutefois, à l’échelle sectorielle, un état de surchauffe est établi sur l’île de Montréal, notamment dans les quartiers centraux.

« Le hausse de l’activité et la chute des inscriptions se sont accrues au cours des quatre derniers trimestres, entraînant un resserrement rapide des conditions du marché, notamment pour la copropriété », note Julie Saucier, présidente et chef de la direction de l’APCIQ. « Ainsi, le 3e trimestre enregistre une fois de plus depuis le début de l’année une accélération sensible des prix médians », ajoute-t-elle.

Ventes résidentielles au Québec : un nouveau trimestre record pour une période estivale

L’APCIQ a aussi publié les plus récentes statistiques du marché immobilier résidentiel de la province de Québec établies d’après la base de données provinciale Centris des courtiers immobiliers. Ainsi, 21 662 ventes ont été réalisées au Québec de juillet à septembre, ce qui constitue un record pour cette période de l’année et une progression de 16 % par rapport au troisième trimestre de 2018. Une telle hausse n’avait pas été enregistrée depuis le 3e trimestre de 2003. Ceci porte à 21 le nombre de trimestres consécutifs de croissance de l’activité sur le marché résidentiel québécois.

Voici les autres faits saillants du troisième trimestre de 2019 :

Ventes

  • Toutes les catégories de propriétés ont enregistré des hausses de ventes, mais la copropriété et les plex de deux à cinq logements se sont démarqués en faisant un bond de 19 % avec respectivement 5 227 et 1 817 transactions. Pour leur part, les ventes de maisons unifamiliales ont connu une augmentation substantielle de 14 % (14 505 transactions).
  • Sur le plan géographique, toutes les régions métropolitaines de recensement (RMR) ont enregistré des hausses de ventes à deux chiffres : Québec (+24 %), Trois-Rivières (+22 %), Gatineau (+18 %), Montréal (+13 %), Saguenay (+13 %) et Sherbrooke (+12 %).
  • Plusieurs centres urbains de plus petite taille ont également connu un troisième trimestre exceptionnel au chapitre des ventes, notamment les agglomérations de Joliette (+70 %), Shawinigan (+41 %), Thetford Mines (+41 %) et Saint-Hyacinthe(+38 %). De nombreux autres centres urbains ont enregistré des augmentations oscillant entre 15 % et 35 %.

Inscriptions en vigueur

  • La baisse tendancielle de l’offre s’est poursuivie pour un quinzième trimestre consécutif. De juillet à septembre, on a dénombré une moyenne de 54 522 propriétés à vendre selon le système Centrisdes courtiers immobiliers, soit 12 % de moins qu’à la même période en 2018.
  • La diminution du nombre de propriétés à vendre depuis un an est particulièrement prononcée dans les RMR de Gatineau (-23 %), Montréal (-21 %) et Sherbrooke (-17 %).

« Les ventes continuent de battre des records à l’échelle provinciale au 3e trimestre de 2019. Ainsi, il est bien clair que la région de Montréal n’a pas le monopole du dynamisme du marché, qui s’est généralisé aux autres régions métropolitaines et à de nombreuses agglomérations du Québec », constate Charles Brant, directeur du Service d’analyse du marché de l’APCIQ.  « Il en résulte une baisse souvent rapide des inscriptions en vigueur et, dans plusieurs cas, de hausses notables des prix. On observe ainsi un effet de rattrapage dans les marchés en reprise ou des signes de surchauffe, notamment pour la copropriété, dans les marchés les plus tendus, comme celui de Montréal. »

Prix

  • Dans l’ensemble de la province, le prix médian des maisons unifamiliales a atteint 255 000 $ au troisième trimestre de 2019, soit une hausse de 3 % sur un an.
  • Les hausses de prix les plus remarquables (et non exhaustives) pour l’unifamiliale ont été enregistrées dans les agglomérations de Mont-Tremblant (+28 %), Shawinigan (+19 %), Sorel-Tracy (+14 %), Joliette (+12 %) et de Saint-Hyacinthe (+9 %) ainsi que dans la RMR de Gatineau (+6 %).
  • Du côté des copropriétés, le prix médian a lui aussi progressé de 6 % à l’échelle du Québec, la moitié d’entre elles ayant été vendues à plus de 255 000 $.

Délais de vente

  • Finalement, les propriétés vendues au troisième trimestre ont trouvé preneur plus rapidement qu’il y a un an. Les unifamiliales se sont vendues en 96 jours en moyenne, soit 12 jours de moins qu’à la même période un an plus tôt.
  • Le délai de vente moyen des copropriétés a aussi passablement diminué depuis un an. À l’échelle de la province, une copropriété vendue au cours des mois de juillet à septembre 2019 est demeurée sur le marché 91 jours, un recul de 23 jours. Il s’agit du treizième trimestre consécutif de réduction du délai de vente moyen pour les copropriétés et du 11epour les unifamiliales.

À propos de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec

L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) est une association à but non lucratif qui regroupe plus de 12 700 courtiers immobiliers et agences immobilières. Elle est responsable de promouvoir et de défendre leurs intérêts en tenant compte des enjeux auxquels est exposée la profession et des diverses réalités professionnelles et régionales de ses membres. L’APCIQ est également un acteur important dans plusieurs dossiers immobiliers, incluant la mise en place de mesures favorisant l’accès à la propriété. L’Association diffuse des statistiques sur le marché immobilier résidentiel au Québec, offre de la formation, des outils et des services liés au domaine de l’immobilier et facilite la collecte, la diffusion et l’échange d’information. L’APCIQ a son siège social à Québec et des bureaux administratifs à Montréal et possède deux filiales, soit la Société Centris inc. et le Collège de l’immobilier du Québec. Suivez ses activités sur apciq.ca ou par l’entremise des réseaux sociaux Facebook, LinkedIn Twitter et Instagram.

À propos de Centris

Centris.ca est le site Web de l’industrie immobilière québécoise destiné aux consommateurs, où toutes les propriétés à vendre par les courtiers immobiliers au Québec sont réunies à la même adresse. La Société Centris offre aux intervenants du secteur de l’immobilier l’accès à des données immobilières et à une vaste gamme d’outils technologiques. Centris gère aussi le système de collaboration utilisé par plus de 13 000 courtiers immobiliers québécois.

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Pour des statistiques plus détaillées sur la région de Montréal, consultez le Baromètre APCIQ.

 

Taïssa Hrycay
Directrice
Communications et relations publiques1 888 762-2440 ou
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