L’histoire d’Edgar… le cochon!

louisepar Louise Roy, DA, courtier immobilier agréé et consultante

Vous connaissez Edgar? Vous savez, ce gentil cochon vietnamien qui s’est retrouvé devant la Régie du logement?  Enfin, pas tout à fait lui, mais son cas et son maître!  Ils (Edgar et son maître) ont fait l’objet d’un battage médiatique à rendre jaloux une mère et son enfant sur le point d’être jetés à la rue!!

Le 3 octobre dernier, devant un régisseur de la Régie du logement, une entente est intervenue entre les parties.  Quelques jours plus tard, suivi de près par les caméras de télévision, Edgar a été confié aux bons soins d’une famille d’accueil.   La réputation des propriétaires venait, encore une fois, d’en prendre un bon coup.  Ils en avaient pas assez d’être racistes et de refuser les enfants dans leurs logements, maintenant les propriétaires jettent les cochons à la rue!   Curieusement, lorsqu’un logement est une vraie porcherie, on voit le proprio et son logement à la télé… mais pas le cochon!!

Oui, il y a lieu d’ironiser sur l’aventure d’Edgar.  L’intérêt médiatique et public soulevé par cette histoire est démesuré et m’inquiète franchement.  À travers les médias, des spécialistes ont vanté les qualités du cochon en tant qu’animal de compagnie:  plus intelligent, plus fin, plus affectueux que le chien, le chat, etc… Edgar serait propre, discret et sensible…  Le propriétaire de l’immeuble où habitait Edgar n’est pas de cet avis, ni le voisin du dessous…

Toujours plus d’animaux dans les logements

On ne se débarrasse pas facilement des petites bêtes non désirées (blattes, rats, souris).  Est-ce que les propriétaires devront maintenant se battre pour faire sortir les poules, cochons, veaux, vaches et autres bêtes de la basse cour?  Pourtant, les immeubles à logements ne sont pas construits sur des terres zonées agricoles??!!  De toute évidence, la présence des animaux est en hausse dans les logements.   Quotidiennement, on se fait servir les bienfaits de la zoothérapie à toutes les sauces (purin inclus).  Les locataires sont de plus en plus indulgents et compréhensifs envers les animaux de leurs voisins.  Les enfants ne bénéficient malheureusement pas de cette indulgence.  Et non!  Au moment de louer un logement, le candidat locataire demande s’il y a beaucoup d’enfants dans l’immeuble et du même souffle… est-ce que son chien est accepté!

À titre d’exemple,  nous savons tous que lorsque vous écrivez – chien interdit   sur le bail, votre intention est de tolérer les chats, mais pas les chiens.   Toutefois, la porte demeure grande ouverte pour les perroquets, les reptiles et aux animaux domestiques, tel que le cochon.   Alors « à vos baux » proprios, car vous risquez d’être dans la merde (sic) si vos clauses additionnelles interdisant les animaux n’étaient pas bien rédigées.